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- Forum Islamique - Section pour el- Da'wa l'islam et la dfinition de la religion islamique pour les musulmans et les non musulmans

 
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09-20-2010, 09:56 PM


 
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Lanathmatisation, la juste position dAhl Es-Sounna Wal Djam`a (les Gens de la Sou

Lanathmatisation, la juste position dAhl Es-Sounna Wal Djam`a


(les Gens de la Sounna et de la Communaut)

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La juste position dAhl Es-Sounna Wal Djam`a vis--vis des termes et noms relatifs lanathmatisation

</h2> Louange Allah, Matre des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoy comme misricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frres jusqu'au Jour de la Rsurrection. Ceci dit :

Allah a honor la nation de Mohammed et la place au juste milieu entre les nations.
Il a dit :
﴿ ﴾ [: 143].
Ce qui signifie :
Et aussi Nous avons fait de vous une communaut de justes pour que vous soyez tmoins aux gens, comme le messager sera tmoin vous﴿ [El-Baqara (La Vache) : 143].
Pareillement, lun de Ses bienfaits est quIl ait plac Ahl Es-Sounna Wal Djam`a au juste milieu par rapport toutes les factions de la nation en ce qui concerne toutes les questions qui sont lobjet de divergence. Ainsi, le juste milieu est lune des caractristiques de la voie dAhl Es-Sounna en croyance.
Toutes les autres factions tablissent des rgles qui leur sont propres et auxquelles ils veulent que les textes religieux se plient. Ils acceptent ces textes, tant quils sont leur faveur. Mais ds quils les contrarient, ils les rfutent ! Le rsultat est que leurs doctrines ne se dmarquent pas des deux extrmes : celui de la ngligence et celui de lexagration.
Pour cela, Ahl Es-Sounna Wal-Djam`a sont les heureux lus atta*chs la vrit et la bonne voie, puisquils se soumettent pleinement aux textes du Coran et de la Sounna. Ils nen rejettent aucun lment et ne sy opposent point. Plutt, ils sarrtent l o les textes indi*quent de sarrter sans les transgresser et sans les dlaisser et recourir aux rgles dites logiques ou aux pseudo raisonnements dialectiques, en se conformant ainsi au verset o Allah dit :
﴿ [: 1].
Traduction du sens :
Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son messager. Et craignez Allah. Allah est Celui qui entend tout parfaitement et est Omniscient﴿ [El-Houdjourte (Les Appartements : 1].
Donc, Ahl Es-Sounna Wal Djam'a jouissent de la meilleure gui*de qui soit et de la voie la plus droite ; celle du juste milieu qui se dmarque des deux extrmes emprunts par les diffrentes sectes, savoir lexagration et la ngligence.
Ceci dit, parmi les formes refltant le juste milieu qui marque Ahl Es-Sounna, nous citons leur modration en ce qui concerne les jugements, les appellations juridiques, les promesses de rcompense [pour les bienfaiteurs] et les menaces de chtiment [contre les malfaiteurs]. Ce juste milieu se situe entre deux sectes : celle des Kharidjites et celle des Mourdji'as.
La premire secte dclare mcrants les musulmans commettant des pchs majeurs et les vouent au feu ternel de lenfer. Elle les juge sans foi aucune et prtend quils ne bnficieront daucune intercession en leur faveur le jour du Jugement Dernier. Les Moutazilites les rejoignent en ces points sauf quils jugent ceux qui commettent des pchs majeurs comme tant dans une position interm*diaire entre les croyants et les mcrants. Pour eux, ils ne font partie ni des uns ni des autres, et seront vous au feu ternel de lenfer, mais leur chtiment sera moindre celui des mcrants.
La deuxime secte dclare, quant elle, que tout pch ne saurait altrer la foi, de la mme faon quaucun acte de pit ne saurait profiter la personne. Ceci signifie, pour les tenants de cette secte, que le fait de commettre des pchs majeurs naurait aucun effet sur la foi du croyant qui resterait alors intgre. En consquence, la foi du pcheur et celle des Prophtes et des pieux seraient pareilles, ne connaissant ni augmentation ni diminution.
Lanathmatisation est un jugement religieux et constitue une prrogative propre Allah

Lanathmatisation est considre - par Ahl Es-Sounna Wal Djam`a comme tant un jugement religieux puisant son essence et sa lgitimit des sources de la Charia. En cons*quence, elle ne peut tre applique quen sappuyant sur les bases de la religion, qui reposent sur le Coran, la Sounna et la comprhension des Pieux Prdcesseurs.
Donc, lanathmatisation est un droit propre Allah dont aucune crature nen peut disposer.
Il en dcoule quAhl Es-Sounna Wal Djam`a ne portent pas de jugements arbitraires [sur autrui] ; et seuls ceux qui sont anathmatiss conformment un texte du Coran ou de la Sounna sont considrs mcrants leurs yeux.
Ils ne jugent donc pas mcrant un musulman pour le simple fait quil ait commis un pch ou transgress Allah , comme le font les kharidjites. Ils ne dclarent pas non plus sans foi aucune le musulman pervers, et ne le vouent pas au feu ternel de lenfer comme le prtendent les Moutazilites.
Plutt, la conviction dAhl Es-Sounna Wal Djam`a vis‑‑vis des pcheurs de cette nation est quils sont croyants grce leur foi ; ceci est dune part, dautre part, ils sont pervers ou moins croyants cause des pchs majeurs quils commettent. Ainsi, ils ne mritent pas dune faon absolue le nom de croyant , et ne le dmritent pas non plus dune faon absolue[1].
Abou `Outhmne Es-Sboni - a dclar : Ahl Es-Sounna Wal Djam`a croient que mme si le musulman commet plusieurs pchs, quils soient mineurs ou majeurs, nous ne devons pas lanathmatiser, mme sil meurt avant de se repentir. Tant quil meurt en ayant le credo de lUnicit dAllah et quil voue entirement son adoration Allah, il est, alors, remis la volont dAllah. En consquence, Allah peut lui pardonner et le mener au paradis, sain, sauf et rcompens sans conn*atre le supplice de lenfer et sans tre puni pour les pchs quil a ports en fardeau jusquau jour de la rsurrection. Allah peut aussi, tout au contraire, le punir en lui faisant subir le supplice de lenfer une certaine priode. Mais dans ce cas, ce supplice ne saurait tre ternel, et il adviendra un jour o Allah le sortira de lenfer et laffranchira pour lui donner pour rsidence les jardins des dlices de la demeure ternelle [2].
Egalement, Ahl Es-Sounna Wal Djam`a nanathmatisent pas leurs an*tagonistes pour le simple fait quils se soient opposs eux. Leur opinion concernant les soixante-douze sectes de lIslam qui les opposent est que leur cas est pareil celui des pch*eurs musulmans commettant des transgressions, quelles soient majeures ou mineures ; ils sont traits comme musulmans en ce monde. Dans lau-del, ils seront soumis la volont dAllah : sIl veut, Il leur pardonnera par Sa clmence ; mais sIl veut aussi, ils seront chtis confor*mment Sa suprme justice, puis, fina*lement, ils rejoindront le paradis.
Ibn Tamia - a dit en parlant des kharidjites :
Si ces gens-l dont lgarement a t tabli par les textes et lunanimit nont pas t anathmatiss, bien quAllah et son Prophte aient ordonn de les combattre, que dire alors des autres factions qui nont pas discern le bon grain de livraie dans des sujets o mme certains plus savants queux ont connu la confusion ? .
Il nest donc pas permis que ces factions se mettent se juger mcrantes les unes les autres ou sarrogent le droit de tuer et de prendre les biens de lautre, quand bien mme la faction agresse serait une secte adoptant une ou plusieurs innovations religieuses ; que dire alors du cas o la faction assaillante serait dans un tat dinno*vation similaire ? Il se pourrait mme quil soit pire. En effet, dans la majorit des cas, les factions agissant ainsi ignorent lessence de leur divergence [3].
Discutant des gens de passions et des innovateurs parmi les soixante-douze sectes, Ibn Tamia les a considrs comme tant musulmans, et a considr le chtiment quils encourent comme tant similaire celui quencourent ceux qui commettent des pchs majeurs. Ibn Tamia est prcd dans son opinion par les Pieux Prdcesseurs et les savants rudits. Il dit : Ils ne sont pas mcrants et ne sont pas hypocrites non plus mais croyants. Il est, donc, permis dimplorer Allah de leur pardonner et dtre clment envers eux. Et quand un croyant dit :
﴿ ﴾ [: 10].
Le sens du verset :
Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu nos frres qui nous ont prcds sur le chemin de la foi﴿ [El-Hachr (LExode) : 10] il dsigne toutes les gnrations passes de la nation qui ont embrass cette foi, mme si certains dentre eux se seraient tromps par une mauvaise interprtation, auraient mis des avis contraires la Sounna, ou auraient transgress un moment donn Allah . Malgr tout, ceux-ci restent des frres layant prcd sur le chemin de la foi ; cela serait valable, bien quils feraient partie des soixante-douze sectes, car toute secte a une multitude de membres qui ne sont pas mcrants, mais ils sont plutt des musulmans gars, mritant le chtiment pour leur transgression de la mme faon que le mrite le commun des transgresseurs.
Dautre part, le Prophte les a compts parmi sa nation et ne les a pas qualifis de mcrants et il na pas dit non plus quils seraient ternellement en enfer.
Tout ceci est un principe trs important quil convient de respecter [4].
La diffrence entre les jugements globaux et ceux ports sur des individus prcis en ce qui concerne lanathmatisation

Ahl Es-Sounna Wal Djam`a diffrencient entre le fait de porter des jugements danathmatisation globaux sur les gens et le fait de dsigner une per*sonne prcise et lanathmatiser ; ainsi, un acte ou une parole peuvent tre, en effet, des choses blasphmatoires sans que, ncessairement, celui qui en est lauteur soit un mcrant. Pour franchir le pas, il faudrait tre sr quil a pris compte des textes de la rvlation qui lui prouvent quil a agi gravement et quil ne les accepte pas. Il faut aussi liminer toute mauvaise comprhension ventuelle laquelle il pourrait saccrocher ; car toute secte peut formuler des paroles blasphmatoires, mais Ahl Es-Sounna Wal Djam`a ne vouent pas systmatique*ment leurs membres pris individuellement lenfers, car il est probable que le chtiment quils encourent par leur atti*tude ne les touche pas finalement, en raison dune condition ncessaire non runie, ou dune circonstance attnuante ou obstructive lapplication du jugement[5].
Ils ne jugent donc point mcrant quiconque sans vi*dence et preuve tablies par la religion, mais seulement si les conditions suivantes sont runies :
- Les paroles blasphmatoires prononces par lindividu doivent tre profres volontairement, en plein tat de con*science et en possession de la pleine volont.
- Que ses paroles impliquent la mcrance, que cela lui soit dmontr et que, malgr tout, il ne les renie pas.
- Que la vrit lui soit claircie sans nulle quivoque.
Ajout ces conditions qui doivent tre runies, citons les lments dont on doit sassurer de labsence, savoir :
- La personne ne doit pas tre dans un tat [au moment de son acte] o sa raison est absente, comme un quelconque tat de dmence ou dautres cas similaires.
- La personne ne doit pas tre nouvellement convertie lIslam ou dans une situation o elle na accs quaux fatwas de gens innovateurs en religion quelle aurait prises et suivies avec confiance.
- Quelle nait pas eu accs aux textes du Coran et de la Sounna, comme cest le cas de ceux qui vivent dans des contres isoles, ou que des hadiths dits Âhd lui sont transmis mais les a pas jugs authentiques ; ou il ne les a pas compris ; ou il lui sont transmis et les a jugs authentiques et les a compris mais un empchement est survenu et les a, par consquent, mal interprtsetc.

La diffrenciation entre celui qui se trompe et celui qui sobstine dans lerreur parmi tous ceux qui exercent leurs efforts pour atteindre la vrit

Ahl Es-Sounna Wal Djam`a diffrencient galement entre celui ayant fourni les efforts ncessaires pour atteindre la vrit concernant une question et sest tromp, dans ce cas, il est excus et son erreur est pardonne ; et celui qui se serait obstin dans lerreur aprs en avoir pris compte. Ce dernier qui aurait choisi de sopposer sciem*ment aux textes du Coran et de la Sounna et, par l, de sopposer au Prophte, de sen dmarquer et de suivre une voie diffrente de celle des croyants ne peut qutre attach la mcrance et marqu de son sceau !
Mais si la personne sest trompe simplement parce quelle a nglig de fournir tous les efforts ncessaires pour atteindre la vrit concernant une question ou a suivi ses passions, elle mrite nanmoins le qualifi*catif de pervers et de pcheur.
Cheikhs El-Islm Ibn Tamia - a dit dans ce sens :
Les Compagnons du Prophte, ainsi que lensemble des savants musulmans, sont unanimes sur le fait que ne mrite pas lpithte de "mcrant" toute personne ayant profr des paroles errones mme si elles contredisent clairement la Sounna ; anathmatiser toute personne se trompant va lencontre du consensus [des savants] [6].
Il a dit aussi en tablissant ledit principe : Quant lanathmatisation : le juste avis concernant cette question est que tout musulman ayant fourni les efforts nces*saires pour atteindre la vrit en toute question, tout en ayant lintention sincre de latteindre, ne devient pas mcr*ant sil ne latteint pas et sa faute lui sera pardonne. Mais si, par contre, il se trompe en raison de sa dmarcation volontaire de la Sounna laquelle il se serait oppos sciem*ment, sloignant aussi de la voie des croyants, il est alors mcrant. Mais, sil enfourche ses mauvaises passions et ne fournit pas les efforts ncessaires pour atteindre la vrit, et quil se prononce en ignorance du sujet abord, il est en tat de transgression, comme il peut tre qualifi de pervers. Il reste possible quil ait, dans ce dernier cas, des actions pieuses acceptes par Allah qui prdomine sur ses pchs [7].
En analysant les lments prcdents tirs de la convic*tion dAhl Es-Sounna Wal Djam`a, il apparat clairement que leur voie est au juste milieu et est modre en ce point dlicat, de mme quelle lest en tous les points relatifs la croyance musulmane qui a t le champ de lgare*ment de beaucoup de gens par leur mauvaise comprhension et de tant de nombreux faux pas.
Parmi les mrites dAhl Es-Sounna Wal Djam`a quAllah leur a accords et qui font deux le juste milieu modr, on compte le fait quils nanathmatisent un musulman si le pch commis nimplique pas la mcrance, bien quil disent quil a tort. Ainsi, les liens de fraternit les liant restent donc pr*servs mme en cas de transgression Allah .
Ils ont donc le bon savoir, lquit et la misricorde. Ils connaissent la vrit qui ne peut tre que conforme la Sounna et distante de linnovation religieuse. Ils sont justes envers ceux qui se dmarquent de la Sounna, mme sils leur portent injustice.
Ils prouvent de la clmence et de la compassion envers les cratures, leur veulent le bien et souhaitent quelles soient pieuses et bien guides ; contrairement ceux qui se laissent glisser facile*ment dans lanathmisation des gens ; ceux-l sont caractriss par leur ignorance et leur iniquit. Ainsi, ils ont pris les non mcrants pour des mcrants.
À loppos, ceux se trouvant lautre extrme, celui de la ngligence, ont mconnu le sens de la foi ; ils nont pas jug les actes et les paroles de mcr*ance comme tels ; leur ignorance de la ralit de la foi en est la cause.
Parmi les raisons du basculement vers la ngligence et lexagration, le fait de ne pas sappuyer sur le Coran et la Sounna, de mlanger le vrai et le faux, de ne pas distinguer entre ce qui est Sounna et innovation, de laisser libre gr ses passions, et le fait dinterprter les textes de faon tordue.
Face tous ceux-l, les vritables croyants furent guids par Allah vers la voie de la vrit que beaucoup nont pas emprunte par Sa suprme volont. Certes, Il guide celui qui Il veut vers le droit chemin ; celui de la vrit.
La mise en garde contre le fait de juger mcrant un musulman prcis


Les textes coraniques et ceux de la Sounna sont clairs sur ce sujet : la dignit des musulmans et des croyants est protge, ainsi que leur foi. Ils mettent en garde de faon insistante contre lanathmatisation injuste de tout musulman.
Allah a dit :
﴿ [: 94].
Le sens du verset :
Ô les croyants ! Lorsque vous sortez pour lutter dans le sentier dAllah, voyez bien clair (ne vous htez pas) et ne dites pas qui vous adresse le salut (de lIslam) : Tu nes pas croyant , convoitant les biens de la vie dici-bas. Or, cest auprs dAllah quil y a beaucoup de butin. Cest ainsi que vous tiez auparavant ; puis Allah vous a accord Sa Grce. Voyez donc bien clair. Allah est, certes, parfaitement Connaisseur de ce que vous faites﴿ [En-Niss` (Les Femmes) : 94].
Il a dit aussi :
﴿ [: 58].
Le sens du verset :
Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans quils laient mrit se chargent dune calomnie et dun pch vident﴿ [El-Ahzb (Les Coaliss : 58].
Le Prophte a dclar dans ce sens :
Si une personne accuse une autre de perversion ou de mcrance sans que celle-ci le soit rellement, laccusation retombe alors sur la personne accusatrice [8].
Il a dit aussi :
Le fait de maudire un musulman quivaut son meurtre, ainsi que le fait de laccuser de mcrance [9].
Et si le fait daccuser de mcrance un musulman par volont de linsulter uniquement est quivalent son meurtre, que dire du cas o ceci est perptr par conviction religieuse ?
Ibn Tamia a dit : Cela est, sans doute, plus grave ; car, tout mcrant est permis de le tuer, alors que toute personne mritant la mort nest pas forcment mcrante [10].
Dautre part, accuser un musulman injustement de m*crance revient attaquer la foi elle-mme. Et si entretenir de mauvaises intentions envers un musulman est illicite, que pourrait-on dire de son anathmatisation ?!
La gravit de lanathmatisation du musulman

Il est donc impratif pour le musulman de ne point aborder ce sujet sensible et srieux sans tre dot dun important bagage de savoir religieux.
Ech-Chawkni - a dit :
Sachez quil ne convient aucun musulman de juger un autre apostat ou tranger la sphre des musulmans sans avoir de preuves encore plus claires que la lumire du jour elle-mme. En effet, des hadiths authentiques rapports par nombre de Compagnons dclarent : Lorsquun musulman dit son frre : Ô mcrant, lun deux mrite alors assu*rment cette apostrophe [11][12].
Il nest pas permis galement danathmatiser un musulman au gr des passions ou parce que la raison le dicte , et ce nest pas parce quil va lencontre des rgles ou dimplications rationnelles que le musulman devient apostat, car tant donn que ce jugement est religieux, il est impratif de ne lmettre quen se rfrant aux textes religieux uniquement.
Ibn Tamia - a dit :
Le fait de juger quiconque mcrant est un jugement religieux et il nest pas juste de juger quiconque mcrant sous prtexte quil a contrari ou reni ce qui semble drai*sonnable de contrarier et de renier. Et mme dans ce cas, on ne peut le juger apostat que dans le cas o sa parole est juge comme tant une apostasie par la religion [13].
Les retombes de lanathmatisation sont graves et lourdes de consquences. Celle-ci entrane des calamits et des afflictions ; la personne sur laquelle elle sabat voit le respect de ses biens et de son corps disparatre, ses ventuels liens conjugaux rompus, les droits dhritage des biens de ses proches, ainsi que ceux de ses proches hriter ses biens annuls ; il nest plus permis, aussi, de pratiquer la prire funraire en sa faveur sil meurt et, enfin, il ne pourra pas tre enterr dans un cimetire musulman.
Allah a dit :
﴿ [: 36].
Ce qui signifie :
Et ne poursuis pas ce dont tu nas aucune connaiss*ance. Loue, la vue et le cur : sur tout cela, en vrit, on sera interrog﴿ [El-Isr' (Le Voyage Nocturne) : 36].
Nous devons viter le mal, se rapprocher du bien et uvrer pour quil se ralise. Nous devons galement suivre la voie de la foi et nous y agripper, car cest en elle que rside la victoire au Jour Dernier, et non pas en suivant les chemins des passions ; ce nest pas par des artifices de solu*tions, ni par des paroles emphatiques donnant de faux app*arats, ou encore par de vagues souhaits que lon ny accde, mais par ladhsion la claire rvlation faite par Allah , qui est, en effet, un parfait guide et un droit chemin.
Allah a dit :
﴿ . [: 52-53].
Le sens du verset :
Et cest ainsi que Nous tavons rvl un esprit [le Coran] provenant de Notre ordre. Tu navais aucune conn*aissance du Livre ni de la foi ; mais Nous en avons fait une lumire par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. Et en vrit tu guides vers un chemin droit, le chemin dAllah Qui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Oui cest Allah que sacheminent toutes les choses﴿ [Ech-Chora (La Consultation) : 52 et 53].
Notre dernire invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit Lou et que prire et salut soient sur notre Prophte, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frres jusqu'au Jour de la Rsurrection.





ou sit officiel do cheikh mqhamed ali ferkous

[1] Voir : Madjmo` El-Fatwa dIbn Tamia (3/151-152) et Charh El-`Aqda Et-Tahwiya (316-369) dIbn Abi El-`Iz.

[2] Voir : `Aqdat Es-Salaf Ashb El-Hadth (71-72) dEs-Sboni.

[3] Voir : Madjmo` El-Fatwa dIbn Tamia (3/282-283). Voir aussi ltablissement de la conviction dAhl Es-Sounna Wal Djam`a concernant cette question dans la rfrence prcdente (3/348 et ce qui vient aprs) (7/217-218).

[4] Voir : Minhdj Es-Sounna dIbn Tamia (5/240-241).
Je dis : les membres des soixante-douze sectes qui ont des erreurs par rapport la conviction originelle appartiennent la communaut musulmane; mais condition que leurs convictions intrieures relles ne dissimulent pas le rejet de la Sounna du Prophte, ou la ngation du Crateur, ou le refus de se rfrer aux prescriptions de la religion rvle au Prophte ou, enfin, la non-reconnaissance des obligations religieuses. Et sil savrait, par ltude de lorigine de lapparition dune secte, quelle dissimule en fait la mcrance et lannulation de la religion ou autre, et que ceci soit apparent dans les paroles de leurs matres penser, ou sous-entendu dans leurs dclarations, ces sectes ne pourraient en aucun cas faire partie de la nation musulmane, mais y seraient trangres.
Cest par ces critres que le jugement des sectes et factions peut tre tabli et prcis.

[5] Voir : Madjmo` El-Fatwa (10/370-372) (35/165-166) dIbn Tamia.

[6] Voir : Madjmo` El-Fatwa (7/685).

[7] Voir : Madjmo` El-Fatwa (12/180).

[8] Rapport par El-Boukhri, chapitre de La biensance (10/464), concernant linterdiction des insultes et de la maldiction, par lintermdiaire dAbou Dhar El-Ghifri .

[9] Rapport par El-Boukhri, chapitre de La biensance (10/465), concernant linterdiction des insultes et de la maldiction, par lintermdiaire Thbit Ibn Edh-Dhahhk .

[10] Voir : El-Istiqma dIbn Tamia (1/165-166).

[11] Rapport par Mouslim, chapitre de La foi (2/49), du fait de dire au musulman : Ô mcrant , par lintermdiaire dIbn `Omar .

[12] Voir : Es-Sayl El-Djarrr dEch-Chawkni (4/478).

[13] Voir : Madjmo` El-Fatwa dIbn Tamia (12/525).




10-09-2011, 11:01 PM   #2
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